Qu'est-ce que le SIGYCOP ?
Le SIGYCOP est le système de classification médicale utilisé par les armées françaises depuis 1952 pour évaluer l'aptitude physique des candidats à l'engagement et des militaires d'active. Il est régi par l'instruction ministérielle n 2100/DEF/DCSSA/AST/AME du ministère des Armées. Chaque lettre correspond à une fonction ou une partie du corps, évaluée sur une échelle de 1 (excellent) à 6 (inaptitude définitive). L'acronyme se décompose ainsi : S pour les membres supérieurs (épaules, bras, mains), I pour les membres inférieurs (hanches, jambes, pieds), G pour l'état général (santé globale, IMC, maladies chroniques), Y pour l'acuité visuelle, C pour la vision des couleurs (le C vient de Chromatique), O pour l'audition (Oreilles), et P pour le psychisme. Un profil médical se présente sous la forme d'une suite de 7 chiffres, un par lettre. Par exemple : SIGYCOP 2 2 3 2 2 2 2 signifie un candidat globalement apte, avec un état général légèrement diminué (3 en G, possiblement lié à l'IMC ou une affection bénigne) mais autorisé pour la majorité des postes. Plus le chiffre est bas, plus l'aptitude est grande. Au-delà de 4 sur certaines lettres, l'engagement sur de nombreux postes devient impossible. Les valeurs données tout au long de ce guide sont indicatives et à vérifier en CIRFA, les barèmes pouvant évoluer par instruction ministérielle.
Les profils minimums par armée et par poste
Chaque métier militaire exige un profil SIGYCOP minimum. Le candidat doit présenter un profil égal ou supérieur (donc des chiffres égaux ou inférieurs) au profil exigé. Les valeurs ci-dessous sont indicatives, à vérifier en CIRFA avant la visite.
- Militaire du Rang (MdR) Armée de Terre : profil indicatif autour de S2 I3 G3 Y5 C5 O3 P2. L'acuité visuelle peut être modeste si correctible, et la vision des couleurs très souple pour la plupart des spécialités.
- Sous-officier Armée de Terre : profil généralement plus exigeant, autour de S2 I2 G2 Y4 C3 O2 P2. Les spécialités techniques (SIC, maintenance électronique) exigent un C meilleur.
- Officier Armée de Terre (Saint-Cyr, EMIA) : exigences accrues, souvent S2 I2 G2 Y3 C3 O2 P2.
- Marine nationale, équipage : environ S2 I2 G2 Y4 C3 O2 P2. La vision des couleurs est plus critique en raison de la signalisation maritime (feux de navigation).
- Pilote aéronavale / EOPAN : profil très strict, proche de S1 I1 G1 Y1 C1 O1 P1. Aucune tolérance sur la chromatique ou l'acuité binoculaire.
- Armée de l'Air et de l'Espace, personnel non navigant : S2 I2 G2 Y4 C3 O2 P2 en valeurs indicatives.
- Pilote de chasse / personnel navigant Air : profil d'élite, S1 I1 G1 Y2 C1 O1 P1 environ, avec visite complémentaire au CEMPN (Centre d'Expertise Médicale du Personnel Navigant).
- Gendarmerie, Sous-Officier (SOG) : profil indicatif S2 I2 G2 Y3 C3 O2 P2. La Gendarmerie mobile et certaines unités spécialisées (GIGN, PSIG) ont des exigences renforcées.
- Gendarmerie, Gendarme Adjoint Volontaire (GAV APJA / EP) : profil plus souple, autour de S3 I3 G3 Y5 C4 O3 P2, ce qui en fait une porte d'entrée pour des candidats avec un profil médical intermédiaire.
S - Membres supérieurs
La lettre S évalue l'intégrité fonctionnelle des épaules, des bras, des coudes, des poignets et des mains. Le médecin teste l'amplitude articulaire (mobilité complète sans douleur), la force musculaire, l'absence de déformation et la dextérité fine. Ce qui est généralement éliminatoire ou dégrade fortement le profil : séquelles importantes de fracture avec raideur persistante, amputation d'un doigt (selon le doigt et la main dominante), syndrome du canal carpien non opéré et symptomatique, luxations récidivantes de l'épaule non stabilisées, scoliose importante avec retentissement fonctionnel. Ce qui passe généralement sans difficulté : cicatrices cutanées simples, fractures anciennes parfaitement consolidées sans gêne, tendinites anciennes et guéries, opération du canal carpien réussie depuis plus de 6 mois. Si vous avez une séquelle visible, apportez les comptes rendus opératoires et les radiographies récentes : c'est toujours mieux reçu qu'une découverte fortuite.
I - Membres inférieurs
La lettre I concerne les hanches, les genoux, les chevilles et les pieds. C'est un poste essentiel pour un militaire, soumis à la marche, la course et le port de charges. Le médecin observe la démarche, fait accroupir, teste la stabilité articulaire et examine la voûte plantaire. Contrairement à une idée très répandue, les pieds plats ne sont PAS automatiquement éliminatoires. Seuls les pieds plats symptomatiques (douloureux, avec déformation sévère) ou associés à des séquelles fonctionnelles peuvent poser problème. Un pied plat souple chez un candidat qui court sans douleur n'est généralement pas retenu comme motif d'inaptitude. Sont en revanche problématiques : les séquelles de ligamentoplastie du genou récente (attendre en règle générale 12 à 18 mois post-opération et avoir repris le sport sans instabilité), les entorses graves récidivantes, l'hallux valgus douloureux, les troubles statiques sévères. Les opérations anciennes de ménisque (méniscectomie partielle) bien tolérées sont généralement acceptées.
G - État général
La lettre G regroupe tout ce qui ne rentre pas dans les autres catégories : IMC, maladies chroniques, cardiologie, endocrinologie, affections digestives, dermatologie et pathologies inflammatoires. IMC : la fourchette acceptée pour l'engagement est généralement comprise entre 17,5 et 27,5 kg/m2 (valeurs indicatives, à vérifier en CIRFA). En dessous, le médecin recherche une dénutrition ou un trouble du comportement alimentaire. Au-dessus, c'est la condition physique qui est questionnée, mais un candidat musclé peut parfaitement dépasser 27,5 sans problème si sa composition corporelle est saine. Si vous êtes en limite, perdez ou prenez quelques kilos dans les mois précédant la visite, de manière encadrée. Maladies chroniques généralement éliminatoires : diabète insulino-dépendant, maladies auto-immunes sévères (lupus actif, Crohn évolutif), insuffisance rénale chronique, cardiopathies graves, épilepsie non stabilisée, certaines pathologies thyroïdiennes non équilibrées. Tolérées avec réserves ou selon le poste : asthme léger ancien non traité depuis plusieurs années (généralement accepté, sauf pour plongeurs et personnel navigant), allergies alimentaires banales, rhinite allergique saisonnière, psoriasis localisé non invalidant, dermatite atopique légère. L'asthme à l'effort actuel sous traitement est en revanche une cause fréquente d'inaptitude.
Y - Vision : le point crucial
La vision est LE poste qui élimine le plus de candidats, souvent à leur grande surprise. La lettre Y mesure l'acuité visuelle de loin, avec et sans correction, pour chaque œil. Le médecin tient compte également du champ visuel, de la vision binoculaire et de la présence ou non de pathologies oculaires. Les exigences varient massivement selon le poste visé. À titre indicatif : un MdR doit généralement atteindre 10/10 corrigés pour l'œil le meilleur et 2/10 pour le moins bon, avec une limite à la myopie forte non corrigeable. Un pilote doit présenter 10/10 sans correction ou avec très peu de correction, selon les critères stricts du CEMPN (valeurs indicatives, à vérifier en CIRFA ou au CEMPN). Myopie : elle est acceptée dans la plupart des métiers si elle est correctible par lunettes ou lentilles et que la correction ne dépasse pas un certain seuil (environ -8 dioptries selon le poste). Au-delà, même corrigée, elle peut devenir disqualifiante pour les postes opérationnels. Chirurgie réfractive (LASIK, PKR, SMILE) : elle est désormais acceptée dans la plupart des armées, sous conditions. Généralement exigé : au moins 12 mois après l'opération (parfois 6 mois pour certains postes, jusqu'à 24 mois pour le personnel navigant), stabilité de la réfraction, absence de complications (halos, sécheresse sévère), et bilan ophtalmologique détaillé avec pachymétrie cornéenne, topographie et mesure de l'acuité. Apportez IMPÉRATIVEMENT le compte rendu de chirurgie le jour de la visite. Une opération dissimulée, détectée à l'examen, est un motif d'inaptitude immédiate pour mensonge.
C - Vision des couleurs
La lettre C mesure la vision chromatique, principalement via le test d'Ishihara (planches de points colorés où il faut identifier un chiffre). Un déficit de type deutéranopie ou protanopie (daltonisme rouge-vert) est relativement fréquent chez les hommes (environ 8% de la population masculine). Un déficit de la vision des couleurs n'est pas éliminatoire pour tous les postes, mais il ferme de nombreuses portes : pilote (exclu dans toutes les armées), personnel navigant, métiers de la signalisation, certains postes électroniques et optroniques, Marine sur le pont (feux de navigation), Gendarmerie mobile sur certaines missions, unités d'intervention. Pour un engagé du rang Armée de Terre en spécialités non spécifiques, un C4 ou C5 est souvent toléré. Si vous savez que vous êtes daltonien, inutile de le cacher : le test d'Ishihara est systématique et très sensible. Orientez-vous plutôt vers les spécialités compatibles avec votre profil, votre CIRFA peut vous conseiller.
O - Audition
La lettre O concerne l'audition, testée par audiométrie tonale (dans une cabine insonorisée, avec un casque). Le médecin mesure la perte auditive en décibels (dB) sur plusieurs fréquences pour chaque oreille. Les seuils exigés varient selon le poste. Pour un MdR, une perte moyenne de 20 à 30 dB est généralement tolérée. Pour les métiers exposés au bruit (artillerie, mécanicien avion) ou exigeant une audition fine (sous-marinier acousticien, pilote), les critères sont beaucoup plus stricts (valeurs indicatives, à vérifier en CIRFA). Acouphènes : ils doivent être déclarés. Des acouphènes anciens, stables, non invalidants sont souvent tolérés, surtout s'ils sont documentés par un ORL. Des acouphènes récents ou progressifs peuvent en revanche conduire à un ajournement le temps d'un bilan. Antécédents de perforation tympanique, otites chroniques, acte chirurgical (tympanoplastie) : tout doit être déclaré, avec les comptes rendus. Une perforation cicatrisée depuis longtemps avec audition normale n'est généralement pas un obstacle.
P - Psychisme
La lettre P évalue l'équilibre psychologique. Elle est renseignée par le médecin sur la base du questionnaire médical, d'un entretien clinique, et des résultats des tests psychotechniques et de l'entretien avec le psychologue du CIRFA. Ce qui est recherché : stabilité émotionnelle, absence d'antécédents psychiatriques sévères récents, capacité à supporter le stress, absence de comportement à risque (conduites addictives, idées suicidaires récentes). Antécédents à déclarer impérativement : hospitalisation en psychiatrie, tentative de suicide, troubles anxieux ou dépressifs traités, trouble bipolaire, TCA, TOC invalidants, prise de psychotropes (anxiolytiques, antidépresseurs, thymorégulateurs). Une prise de benzodiazépines ou d'antidépresseurs récente est généralement un motif d'inaptitude temporaire : il faut être arrêté depuis plusieurs mois (délai variable selon les armées, souvent 12 à 24 mois) et présenter un certificat psychiatrique attestant d'une rémission durable. Troubles anciens, isolés, résolus sans récidive : ils sont parfois compatibles avec l'engagement, notamment pour les postes de soutien. La clé est de présenter un dossier médical clair et un avis spécialisé favorable. Mentir sur ses antécédents psychiatriques est particulièrement grave : les armées croisent de plus en plus les bases médicales (Ameli, ALD), et la découverte ultérieure entraîne une radiation pour fait dissimulé.
Le jour de la visite : déroulement
La visite médicale initiale se déroule généralement au CIRFA ou au CSO, sur une demi-journée de 2 à 4 heures selon l'affluence et les examens complémentaires. Elle est gratuite et prise en charge par les armées. Vous enchaînez plusieurs stations : accueil et ouverture du dossier médical, pesée et mesures (taille, tour de taille), bilan biologique (prise de sang et analyse d'urine), examen ophtalmologique (acuité, Ishihara, parfois fond d'œil), audiométrie en cabine, examen dentaire rapide (état buccal général, hygiène, caries non soignées), électrocardiogramme au repos, examen clinique complet par un médecin (auscultation, palpation, examen neurologique, testing articulaire, examen cutané), entretien final avec synthèse et attribution du profil SIGYCOP provisoire. Documents à apporter impérativement : carte d'identité, carte Vitale, carnet de santé ou de vaccination, ordonnances en cours, comptes rendus opératoires anciens (y compris chirurgie réfractive), résultats d'examens récents (IRM, échocardiographie si vous en avez, bilans sanguins), certificat médical du médecin traitant si votre CIRFA vous l'a demandé. Plus votre dossier est complet, plus la décision est rapide et moins vous risquez un ajournement pour examens complémentaires.
Tatouages, piercings et présentation
Les tatouages ne sont plus éliminatoires dans la plupart des armées, y compris la Gendarmerie, mais des règles existent. Sont proscrits : les tatouages visibles sur le visage, le cou au-dessus du col, et les mains (parfois toléré selon l'unité). Les tatouages à contenu prohibé (symboles discriminatoires, politiques extrêmes, grossiers, injurieux, contraires aux valeurs républicaines) sont éliminatoires quel que soit leur emplacement et doivent être effacés. Pour les pilotes et certaines unités d'élite, les règles sont plus strictes : certaines refusent encore tout tatouage visible en tenue de sortie. Piercings : ils doivent pouvoir être retirés en service. Les écarteurs (tunnels) qui laissent une marque permanente peuvent poser problème. Présentation générale : cheveux propres et coupés de manière réglementaire le jour de l'incorporation, barbe rasée ou taillée réglementairement. Pour la visite médicale elle-même, une tenue simple et propre suffit.
Ce qu'on peut corriger avant la visite
Beaucoup d'inaptitudes sont évitables avec une préparation anticipée de 6 à 12 mois avant la visite.
- Poids et IMC : si vous êtes en dehors de la fourchette 17,5 - 27,5, engagez une démarche nutritionnelle encadrée. Ne tentez pas un régime extrême juste avant la visite : vos constantes biologiques le trahiraient.
- Condition physique : un bon état cardiovasculaire (visible à l'ECG et au test d'effort) rassure le médecin. 3 séances hebdomadaires de sport pendant 3 mois suffisent souvent à inverser des constantes borderline.
- Vision : faites un bilan ophtalmo complet 2 à 3 mois avant. Si vous envisagez une chirurgie réfractive, planifiez-la idéalement 12 mois ou plus avant la visite, jamais moins de 6 mois.
- Dents : une visite chez le dentiste pour soigner les caries et réaliser un détartrage améliore le score dentaire, qui entre dans le bilan général.
- Sommeil et alimentation : la semaine précédant la visite, couchez-vous tôt, hydratez-vous, évitez alcool et substances. Les analyses biologiques reflètent votre hygiène de vie récente.
- Documents : rassemblez tous vos comptes rendus anciens, même ceux qui vous paraissent mineurs. Une opération oubliée, découverte en cicatrice, est toujours mal reçue.
Déclarer ou cacher ? La règle est simple
La règle est absolue : déclarer TOUT. Mentir ou omettre un antécédent est le pire calcul possible. Les médecins militaires savent croiser les sources : bases de l'Assurance Maladie, dossier pharmaceutique, cicatrices cliniques, marqueurs biologiques. Une opération du genou se voit à l'examen. Des antidépresseurs se dosent sur une prise de sang orientée. Un traitement par corticoïdes laisse des traces. Si la dissimulation est découverte le jour de la visite, vous êtes inapte pour fait dissimulé, et cette mention reste dans votre dossier. Si elle est découverte après l'engagement, par exemple lors d'un problème de santé ultérieur, c'est une radiation pour faux ou tromperie, avec perte des droits et parfois poursuites. À l'inverse, un antécédent déclaré et bien documenté est souvent bien mieux accepté. Le médecin apprécie la transparence et dispose des éléments pour décider. Un asthme ancien, bien toléré, documenté par votre pneumologue, est souvent classé G2 ou G3 sans éliminatoire. Le même asthme dissimulé et découvert est éliminatoire immédiat, pour la dissimulation bien plus que pour la pathologie.
Erreurs classiques à éviter
La visite médicale élimine chaque année des candidats qui avaient réussi toutes les autres épreuves. Ces erreurs sont parmi les plus fréquentes.
- Mentir sur les antécédents : la première cause d'inaptitude sur dossier. Ne cachez rien.
- Venir fatigué ou stressé : dormez au moins 7 heures la veille. La tension artérielle et la fréquence cardiaque sont très sensibles au stress et au manque de sommeil.
- Consommer alcool ou cannabis dans les jours précédents : les analyses urinaires détectent les substances pendant plusieurs jours à plusieurs semaines.
- Oublier des documents : un compte rendu opératoire manquant peut déclencher un ajournement de plusieurs mois pour examens complémentaires.
- Sous-estimer la visite médicale : beaucoup de candidats se concentrent sur le sport et les psychotechniques et négligent totalement leur préparation médicale. C'est pourtant là qu'on élimine beaucoup.
- Se présenter avec une pathologie aiguë : angine, grippe, blessure récente. Si possible, reportez la visite et reprogrammez après guérison.
- Ne pas préparer son discours : le médecin vous interrogera sur vos antécédents. Soyez capable de résumer clairement chaque épisode médical important (date, motif, traitement, évolution).
En cas d'inaptitude : les recours
Une inaptitude prononcée à la visite n'est pas toujours définitive. Plusieurs voies de recours existent, selon le motif. Inaptitude temporaire (ajournement) : elle est prononcée pour une pathologie en cours de traitement ou pour examens complémentaires. Un nouveau rendez-vous est fixé, généralement dans 3 à 12 mois. Profitez-en pour réunir les documents manquants et soigner ce qui doit l'être. Inaptitude pour un poste précis : vous êtes inapte SOG mais potentiellement apte GAV, ou inapte Armée de l'Air mais apte Terre. Demandez au médecin et au CIRFA vers quels postes vous pouvez vous réorienter. La Gendarmerie Adjoint Volontaire, en particulier, accepte des profils médicalement plus larges que les autres voies. Inaptitude définitive : vous pouvez demander au médecin le motif précis de la décision (vous en avez le droit, même si la forme officielle est parfois laconique). Consultez ensuite un médecin civil spécialiste pour confirmer ou infirmer le diagnostic. Si un élément médical nouveau intervient (opération réussie, nouveau bilan contredisant la première décision, erreur de dossier), vous pouvez demander une contre-expertise via un conseil médical de révision ou une demande de réexamen auprès de la Direction Centrale du Service de Santé des Armées. Réorientation : si la voie militaire active est fermée, d'autres chemins existent. La réserve opérationnelle a des critères moins stricts, le personnel civil de la défense n'a pas de SIGYCOP, et certains corps comme la Police nationale ou les douanes ont leurs propres barèmes, parfois plus favorables selon la pathologie. N'abandonnez pas sans avoir épuisé les options.
Conclusion et état d'esprit
La visite médicale militaire n'est pas un piège, c'est une évaluation objective au service de votre sécurité et de l'efficacité opérationnelle de l'armée. Un candidat inapte affecté à un poste inadapté se blesserait ou mettrait en danger ses camarades. L'immense majorité des candidats passent sans problème, à condition d'arriver préparés : dossier complet, transparence absolue, hygiène de vie soignée les semaines précédentes. Les refus définitifs concernent généralement des pathologies vraiment incompatibles avec le métier, ou des dissimulations découvertes. Si vous avez un doute sur un antécédent, parlez-en au médecin du CIRFA lors de la prise de contact initial : il vous orientera sur la marche à suivre. Mieux vaut clarifier en amont que se présenter le jour J avec une incertitude. Et n'oubliez pas : un profil SIGYCOP n'est pas une note de valeur, c'est une orientation. Un 2 2 3 3 3 3 2 n'a rien de honteux, il est compatible avec l'immense majorité des postes.